Étrange rentrée pour notre nouveau ministre de l'intérieur qui est venu hier inaugurer à Nantes "l'exemple même de la volonté démonstrative du gouvernement en matière de répression". Un nouveau scandale bafouant une fois de plus les droits de l'homme auquel sont malheureusement associés les jeunes architectes du collectif nantais Klob.

La grue Titan, qui fut jadis l’emblème de l’activité portuaire et navale de la ville de Nantes, est devenue aujourd’hui le symbole de la politique intérieure du pays. Un prisonnier, choisi en fonction de la médiatisation de ses crimes, sera placé dans une cellule suspendue au crochet de la grue pendant une période de quarante jours. « Il fallait quelque chose de discret, d’ancien, d’oxydé… La surface au sol exigée par le programme était exactement celle d’un container. Nantes étant un ancien port commercial, le format container semblait plus que logique…», expliquent les jeunes architectes du collectif KLOB responsables du design de la cellule.

Les détracteurs de ce projet n’ont pas hésité à montrer leur mécontentement en organisant une manifestation lors de l’inauguration. Daniel Cohn-Bendit, en tête du cortège, s'emporte face au cortège d'officiels: "Nous sommes revenus 

au temps des fillettes, au Moyen-Âge, à l’époque où les rois jetaient des pierres dans ces cages remplies de voleurs de poules. Avez-vous oublié qu’entre temps il y a des choses importantes pour lesquelles l'humanité toute entière a combattu. Quid des droits de l’homme ? Monsieur le ministre, je vous le demande". Un autre homme dans le cortège précise : "Je croyais que Nantes avait des remords par rapport au commerce triangulaire. Mais là, c’est bel et bien de l’esclavagisme. De l’esclavagisme médiatique. Les conditions d'hygiène prévues dans cette cellule exhibée sont déplorables!" Il faut préciser qu'aucun équipement n'est prévu dans cette prison container. Pas de lavabo, pas de douche, pas de WC. Chaque matin, la prison suspendue au crochet de la grue sera descendue dans les eaux de la Loire. Ce sera l'unique moment où le prisonnier "élu" sera susceptible de faire sa toilette pendant cette mise en quarantaine.

Le nom du premier des prisonniers qui devrait occuper cette cellule n’est pas encore connu, mais on parle déjà du "Tibétain", connu pour avoir violé et assassiné plusieurs catholiques pratiquantes à la sortie des églises de la région et qui vient d'être condamné par le Tribunal de Nantes à 30 ans de réclusion.