Les chimères ailées ont fait l'objet d'un travail au sein du collectif WAPAO,
composé de Philippe Paoli et de Gwenaëlle Watrelos.

Ce travail est exposé dans une scénographie spécifique et comporte,
outre le matériel d'exposition, les productions suivantes:

24 céramiques représentant des nids, des oeufs ou des mues de chimères ailées,
formats et techniques variables
réalisées par Gwenaëlle Watrelos

6 giclées numériques représentant ces chimères ailées sur Papier William Turner, format 30x30cm,
chaque giclée a été tirée à 30 exemplaires signés et numérotés
réalisées par Philippe Paoli

L'AIGLIEN

Aquila canis lupus familiaris

Mammifère ovipare issu d’un croisement génétique entre le chien-loup ukrainien et l’aigle des Carpates.

Suite à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, diverses mutations génétiques ont provoqué des croisements d’espèces qui jadis étaient impossibles. L’aiglien a été rapidement domestiqué par l’Homme pour l’usage de la chasse et du gardiennage.

Un oeuf d’aiglien peut contenir jusqu’à sept aigliots. Lors de l’éclosion, les lanières de l’oeuf s’écartent pour laisser le passage aux aigliots naissants.

Cette espèce a été popularisée par le conte fantastique « Très Cher Nobile », l’aiglien étant considéré comme le premier gardien de l’Ile aux morts.

L'ALBALEINE

Diomedeidae balaenopteridae

Mammifère ovovivipare pouvant dépasser deux mètres de longueur et 170 kilogrammes.

Sa tête est plate et a la forme d’un U. La bouche est densément remplie de fanons ; environ 300 fanons de couleur noire pendent de la mâchoire supérieure. Ils ont des ailes très longues (l’envergure de l’albaleine hurlant peut atteindre 4,50m).

Pélagiques, ils vivent dans les océans au sud du tropique du Capricorne, ainsi que dans le Pacifique Nord. Les albaleines sont des voiliers exceptionnels, ils utilisent les vents pour parcourir de grandes distances sans effort. Des plongées rapides mais relativement profondes permettent à l’albaleine de se nourrir en krill.

Ses oeufs ressemblent aux oeufs des raies, des requins ou des chimères, bien que l’albaleine n’appartienne pas à la sous-classe des Elasmobranchii.

LE CHAPILLON

Felis catus lepidopterae silvestris

Mammifère vivipare considéré à tord comme appartenant à l’ordre des insectes holométaboles. Comme les lépidoptères, la croissance des chapillons passe par le stade de larve, puis de nymphe.

Dès les premières minutes suivant la mise-bas de la femelle chapillon, les larves s’entourent d’une enveloppe fine, la pipolina. C’est dans cette enveloppe que les nymphes des chapillons se développent. Une fois atteint l’âge adulte, les chapillons utilisent la pipolina calcifiée comme garde-manger qu’ils font tourner par la suite pour se nourrir.

Au stade d’imago, un chapillon peut atteindre jusqu’à dix centimètres de longueur. Leur longévité peut atteindre une douzaine d’années en captivité.

L'ELEPHASME

Elephantidae phasmida

Mammifère ovipare localisé principalement dans la région du Benelux.

Animal nocturne, visible en de rares occasions malgré sa taille imposante et sa couleur remarquable à l’âge adulte. Il possède une capacité de mimétisme hors du commun, en particulier en milieu urbain.

Les ailes de l’élephasme apparaissent entièrement lors de la dernière mue. Ses ailes en accordéon deviennent alors de couleurs rose.

Les défenses de l’élephasme contiennent un liquide à haut pouvoir psychédélique très prisé par l’homme. Sa chasse est strictement interdite, mais un féroce braconnage menace la survie de cette espèce.

LA GORALE

Gorilla cicadidae

Mammifère ovipare hétérométabole disposant de quatre longues ailes transparentes avec des points noirs.

Les oeufs sont pondus en été. A l’automne, les oeufs donnent des larves qui vont s’enfouir dans le sol. C’est le chant du barri blanc qui déclenche la vie aérienne des gorales. La gorale se transforme alors en adulte dit « parfait », dotée d’une force physique colossale malgré sa très petite taille (jusqu’à 5cm).

Les gorales vivent en groupes dans des nids suspendus aux séquoias géants que l’on trouve dans les forêts en Californie et en Chine. A la nuit tombée, les gorales se rassemblent en cercle et entament un chant grave et rythmé. Selon certains scientifiques, ce chant serait symptomatique du syndrome du coucher de soleil.

LE LIBELLOURS

Libellursus

Mammifère ovipare à fourrure épaisse. Son vol horizontal et lent est caractéristique de cette espèce. Uniquement piscivore, il vit principalement autour de la région des Grands Lacs d'Amérique du Nord.

Lors de la ponte, le libellours évacue un nuage de brouillard très épais et stagnant. Cet écran de fumée sert à protéger les œufs d’éventuelles agressions d'abeille pouvant trouver refuge dans le nid.

Il est chassé par l'homme pour ses ailes qui sont considérées par certaines tribus nord-amérindiennes comme magiques.