Reprenant le célèbre logo dessiné en 1916 par Edward Johnston pour les transports en commun de Londres, cette réinterprétation de la couronne funéraire s’interroge sur la question de la mort et de sa représentation matérielle. Sur cette couronne, on lit l’inscription Underground, qui peut se traduire en français par sous terre.

Ce mot anglais qualifie aussi quelque chose qui est produit et diffusé hors des réseaux commerciaux. Au regard de notre société, il semble presque impossible que l'underground soit encore capable d'exister. L'underground est secret, mythique et précieux. 

 

Appelée Be Underground, cette couronne, tout comme son modèle traditionnel, fonctionne par paire. Tournée à 45°, Be Underground s’assimile à la représentation symbolique de l’ensemble vide algébrique. Cette différence de positionnement entre les deux couronnes interpelle alors le visiteur qui peut y voir des volants actionnant les verrous d’une tombe coffre-fort.

Ces couronnes ont été réalisées en mortier de ciment de type MUHP. Le moule utilisé pour le coffrage a été réalisé en PMMA par un procédé de découpe numérique grâce à l'aide précieuse d'Alex Wanty et de Tank. Les fonds et les tranches des lettres engravées dans le béton sont dorés à la feuille d’or.

Be Underground fait partie intégrante de la démarche « Ni fleur ni couronne »
initiée par Jacky Legge (Maison de la Culture de Tournai, B)
et Jean-Pierre Denefve (Galerie Koma, Mons, B).

L’extension de cette démarche a été proposée au cimetière de Roubaix
dans le cadre du VRAC 14 et des journées du patrimoine du 14 au 22 septembre 2013.
C'est durant ce moment qu'a été présenté pour la première fois Be Underground.
Aujourd'hui ce travail repose en paix quelque part sur une tombe du cimetière sud de Tournai.